Nous proposons aux étudiants, dans la section writing de nos pages methodology, un certain nombre de pistes pour l'écriture. Nous traitons la question de la prise de notes, indispensable pour une rédaction exempte de tout plagiat, ici. Certaines aides langagières libres d'accès, ici encore, peuvent également leur servir de bases pour mieux rédiger. Vous pouvez également les inviter à se servir de Word, s'il est disponible sur leurs machines, ce logiciel dispose de quelques fonctionnalités très utiles, cf. nos pages sur cette ressource mal connue.

Concernant maintenant la correction proprement dite, vous trouverez en cliquant sur le logo Excel ici à gauche une feuille de calcul pour les notes d'essays écrits. Ci-dessous, des explications sur la démarche.

  Si l'on examine la grille CECR pour l'écrit, il est évident qu'en termes de formation et d'entraînement des étudiants, surtout les plus faibles, c'est sur la partie centrale qu'il faut le plus travailler.

Vue d'ensemble, Etendue, Cohérence, Correction, Description, Argumentation

La correction peut se ramener de manière non subjective à un nombre d'erreurs facilement calibrées (exemple, une forme négative sans auxiliaire va compter 20 points-faute, une faute d'orthographe 2 points-faute), et donc quantifiables, par rapport à un corpus donné, également quantifiable par le nombre de mots. Plus la quantité d'erreurs est élevée par rapport à une quantité de mots donnée, plus le devoir est mauvais. C'est ce qui m'a conduit à élaborer le système que j'expose dans mon site d'aide aux étudiants, que vous pouvez consulter ici.

La transparence du système est assurée par le fait que les étudiants peuvent consulter les codes d'erreur, et observer eux-mêmes dans leur fiche d'écrit (3ème onglet du fichier Excel, reproductible à volonté) leurs progrès et les zones d'ombre de leur compétence.

La cohérence peut se ramener à des points positifs. Une phrase joliment conduite, une tentative presque heureuse de conditionnel, une expression bien servie, une articulation pertinente, un emploi approprié du present perfect dans un contexte d'annonce, tous ces exemples sont justifiables de points positifs (10 ou 20 selon les cas) qui se déduisent de la somme des points-faute. En sorte qu'un étudiant qui manque un peu de rigueur mais manipule bien des expressions idiomatiques et prend quelques risques peut tirer son épingle du jeu.

Ci-dessous, un exemple de correction de devoir écrit. Il s'agissait d'un travail sur un point de civilisation américaine illustré par ce visuel commenté qui avait fait l'objet d'une étude orale approfondie en classe :
 
The diagram below is an illustration of the Evangelists' Intelligent Design doctrine. Could you explain it? (about 150 words)

D'abord la copie vierge de toute correction :

 

 

Puis la copie telle que je l'ai corrigée :

en rouge les points-faute, qui reportent à un code consultable en ligne par les intéressés.
en noir les bonnes choses, qui se déduisent des précédents.
l'étudiant en question n'avait que très peu d'entraînement à l'écrit.


 

 

Vous trouverez dans la feuille Excel en haut à gauche le mode de calcul de la note de la copie, et mes tentatives d'adaptation au CECR. Elles valent ce qu'elles valent, mais je crois fermement que nous devons mettre en place un système d'évaluation de la correction de langue écrite fiable, c'est-à-dire stable dans le temps. Il nous reste à gérer son adéquation au CECR, qui à mon sens doit faire l'objet d'une réflexion collective nourrie par une expérience de plusieurs mois d'évaluation.

Egalement, en troisième onglet, la liste des codes d'erreur et leurs explications.

 

Problématique de la correction de l'écrit en CLIL (Content and Language Integrated Learning)

Le cas qui nous occupe, c'est-à-dire l'amélioration de la compétence d'écriture en anglais, mais avec des contenus de nature professionnelle, ou en tout cas professionalisante, implique une double correction. L'angliciste évalue la performance en langue, tandis que le professeur architecte ou urbaniste quantifie la maîtrise des contenus, par exemple par une itemisation des attendus.
L'entraînement en langue pure est fondamental, et devrait faire l'objet de plusieurs micro-évaluations (paragraphes de 100 mots maximum à rédiger) avant d'attaquer des essays ou mémos avec du contenu.
Ensuite on peut commencer à évaluer le contenu, en lui donnant dans la notation une importance croissante, soit 20% au début, pour finir à 50, voir 75%, cela dépendra évidemment des objectifs de la formation et de la politique de l'établissement vis-à-vis des langues.